Dernier examen demain, après une semaine et demie de folie. Ça va me faire du bien. Et ce sera l'occasion de reprendre tout en douceur mes activités littéraires « correctives »!
La suite, bientôt donc ...
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Mots de paix, mots de rage, mots de colères, mots d’amour, mots de haine, mots de vérité et de mensonge.
J’écris pour l’éclat improbable de déraison logique, de pensée contradictoire, de métaphore absolue, de signifié signifiant, de beauté inutile !
J’écris pour le triomphe de la vie, qui n’a de sens que dans l’omniprésence de la mort…
J’écris pour l’absurde intelligible.
Et comme il y a deux siècles les disciples du Parnasse, j’écris… pour la beauté du geste !
Dernier examen demain, après une semaine et demie de folie. Ça va me faire du bien. Et ce sera l'occasion de reprendre tout en douceur mes activités littéraires « correctives »!
La suite, bientôt donc ...
Une bourrasque languide battait la plaine. C’était en effet une impression étrange qui régnait dans l’atmosphère, semblant mêler des choses ordinairement opposées.
Le vent frappait avec une espèce de force tranquille, charriant diverses particules meubles au ralenti. La poussière planait comme si prise d’une torpeur soudaine tandis que l’astre diurne, lui, brillait sans rémission, dispensant sa chaleur presque avec cruauté.
Les pieds enracinés dans le sol aride, surface de pierre et de sable, les deux adversaires se mesuraient, la sueur embuant leurs regards farouches et assassins. Il semblait que l’univers s’était arrêté un instant, juste pour eux.
L’un, courtaud, le cheveu crépu et le teint basané, était vêtu d’un jean sale et délavé, qui sentait la sueur rance et le cheval crotté. Sa chemise était d’une couleur qui avait difficile à se rappeler qu’elle fut blanche autrefois. Sa jaquette sans manche était de pur cuir bouilli, et semblait avoir en outre été mâchée. Toutefois, le plus curieux dans cette contenance trapue et ramassée était sans doute l’expression du visage. Une contorsion presque impossible des muscles faciaux et jugulaires qui se devait, selon toute vraisemblance, d’être très douloureuse. Sur ce visage en folie, se lisait distinctement un sentiment de haine. Celui-ci était-il aux prises avec l’amour ? Le désir ? Le pardon ? La jalousie ? La gourmandise ? Cette question était impossible à satisfaire, surtout pour celui qui ne connaissait pas toute l’histoire…
L’autre, grand, parfaitement chauve, portait un bouc roux strié de gris. Sa peau était d’un brun magnifique et tout à fait uniforme. Ses yeux gris, intelligents, semblaient vouloir désespérément cacher un amusement sournois. Il portait lui aussi un jean, mais contrairement à son vis-à-vis, le sien était impeccable, d’un bleu presque surnaturel dans ce lieu désolé. Sa chemise blanche luisait sous son manteau intégralement noir relevé d’un surcot d’hermine et doublé de samit grenat. L’homme était extrêmement propre sur lui, surtout à la vue des circonstances. Il semblait que le désert n’avait pas prise sur sa personne. Un seul bémol cependant, la sueur abondante qui perlait sur sa tête et son visage.
L’homme s’était découvert, son chapeau reposait pas très loin de lui sur le sol, jeté en un geste délibéré. Car il était un gentilhomme et pour lui, un duel se devait d’être parfait, dans la manière comme dans la forme.
La tension monta d’un cran.
Le soleil sembla plus ardent.
Les yeux gris de l’homme déchiffrèrent sur le visage de son ennemi que ce serait pour bientôt. Il approcha alors une main nerveuse sur son colt d’argent, un véritable objet d’art et pourtant fatal — présent d’un amour tragique — qui lui avait sauvé la vie plus de fois qu’il ne pouvait compter.
— COOK !!! Je t’aurais !
La plainte, car c’était bien une plainte, déchira l’atmosphère tandis que celui qui venait de l’éructer se laissait choir sur ses genoux. Et c’étaient les premières larmes que déversait cette âme sombre. Ce tueur à gages connaissait pour la première fois des sentiments nobles tels l’amour, l’admiration et le pardon.
Reynold Cook, ancien capitaine de cavalerie, laissa échapper un soupir de soulagement avant de tout à fait se détendre, de se baisser pour ramasser son chapeau, l’épousseter et reprendre son chemin vers Cerventem.
Que cette pluie soit mes larmes
Son tumulte, ma colère
Que ce froid ancre la peine
Dans mon cœur de pierre
Or quand bien même tout ceci serait vrai
Que ma douleur s’exprimerait parmi les éléments
Il ne sera toujours pas assouvi, ce regret
Cette impression d’un gâchis sans fondements
Que le Ciel me donne l’entendement
Que la Terre m’éclaire mêmement
Car j’ai du mal à comprendre
Le pourquoi de mourir si jeune !
Quand on a tant à vivre…
*Tu vas nous manquer vieux frère !
«Seigneurs, vous plaît-il d’entendre ce beau conte d’amour et de mort? C’est de Tristan et d’Iseut la reine. Écoutez comment à grand’joie, à grand deuil, ils s’aimèrent, puis en moururent un même jour, lui par elle, elle par lui» (J. Bédier, Le roman de Tristan et Iseut, Paris, Édition d’art H. Piazza, 1946, p. 1).
Oyez, oyez bonnes gens à la plume féconde et à l’esprit fertile
Oyez l’appel désespéré de ceux en quête incessante d’histoires
Venez nous conter comment ils s’aiment ou se sont aimés
Aux temps nouveaux ou anciens
Parlez-nous de leurs blessures et des cicatrices, de leurs déchirements
De ces certitudes et improbabilités, évidences de l’Amour courtois.
Texte entre 70 000 et 100 000 signes espaces compris
Tolérance 10 %
Échéance : 15 juillet 2008
Pour ce qui est du précédent AT, il a été reporté
Quatrième AT : De l’Exil au Nouveau Monde
« Tu laisseras tout ce que tu aimes, ce qui t'est le plus cher : c’est là le trait que l’arc de l’exil décoche le premier.
Tu éprouveras combien la saveur est amère du pain d’autrui, et combien c’est dur chemin que de descendre et de monter l’escalier d’autrui. »
DANTE, la Divine Comédie
Exclus ou marginaux d’un siècle, pionniers ou militants, racontez-nous l’histoire de ces hommes et femmes prêts à quitter leur terre natale, partant à la conquête d’un
nouveau monde.
Faites vibrer vos plûmes tant au rythme de la souffrance induite par la perte d’une patrie que de l’émerveillement suscité par l’exploration et la découverte de nouveaux
univers !
Nombre de signes : 15 000 à 40 000, tolérance 10 %
Date échéance : 15/07/2008
Vous êtes présentement 2 pèlerin (s) à arpenter le Masharim
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