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Mots de paix, mots de rage, mots de colères, mots d’amour, mots de haine, mots de vérité et de mensonge.

J’écris pour l’éclat improbable de déraison logique, de pensée contradictoire, de métaphore absolue, de signifié signifiant, de beauté inutile !

J’écris pour le triomphe de la vie, qui n’a de sens que dans l’omniprésence de la mort…

J’écris pour l’absurde intelligible.

Et comme il y a deux siècles les disciples du Parnasse, j’écris… pour la beauté du geste !

Alsem WISEMAN



PS : Je fais une pause dans la mise à jour d'Allégeance jusqu'à fin juin. À ce moment-là, je compte faire la correction de ce que j'ai écrit de l'aventure jusqu'ici et proposer le tout à la lecture en fichier pdf qui sera agencé de quelques croquis de personnages faits par moi ^_^
 

Mercredi 28 février 2007

Juste un petit mot pour les Chemineaux qui passent par ici. Vous l'aurez sans doute remarqué que le site ainsi que le forum sont inaccessibles. Problème d'hébergement et de serveur.

Tout est mis en œuvre pour rendre l’ensemble opérationnel dans les plus brefs délais. Merci d’avance pour votre patience !

 

Mise à jour 1 :

Ça me désole, mais il se trouve que cela prendra environ une semaine pour tout remettre en ligne. Je donnerai la suite des informations par ce billet.

En tout cas, n'oubliez pas l'AT Chevalier Errant pour ceux qui écrivent encore. Et vous pouvez toujours me contacter par e-mail pour toute question.


Mise à jour 2

Depuis ce matin, je n’arrive plus à accéder au compte e-mail des chemins. Pour ceux qui ont envoyé leurs nouvelles, il ne faut pas s’inquiéter, elles sont sans doute bien arrivées, mais je ne pourrai les consulter que plus tard, et donc certifierai l’accusée de réception à ce moment-là.
Cependant, pour ceux qui préfèrent une réponse rapide, vous pouvez toujours me contacter par cette adresse-ci spécialement réactivée pour l'occasion :
editions.azimut@gmail.com


Mise à jour 3

IMPORTANT : pour cause de désagréments avec le site entre autres, l'échéance de l'AT Chevalier Errant est reportée au 15 mars au lieu du 1 mars, j'espère que cela donnera un peu de temps aux retardataires pour faire une belle finition, et m'excuse auprès des autres qui sont sans doute impatients d'avoir les résultats...

En ce qui concerne le site, j’avance tout doucement, et demande votre indulgence, étant donné que ces derniers temps je dois faire presque tout moi-même. Ça prend donc son temps. Mais soit, si le résultat est bon, ce sera d’autant plus gratifiant pour tous.

Bon weekend à vous…

Mise à jour 4 Joomla pour les snuls

Comme apparemment cela va me prendre longtemps avant de maîtriser ce logiciel de design web. Je pense réouvrir au moins le forum en attendant de terminer la mise à jour du site principal.
L'hébergement sera à nouveau opérationnel dans les 24 heures, je pense, donc encore un peu de patience ;-)


Mise à jour  5  Forum à nouveau en ligne

Voilà, comme promis, le forum est débloqué. Il n'y a rien de changé encore. Cependant le site restera inaccessible à cause du travail effectué dessus.
Donc pour accéder au forum, il faut le faire en accès direct à l'adresse que voici :
http://www.cheminsdelaube.com/forum/
Désolé encore pour le contretemps, j'espère vous y retrouver tous bientôt.

 

Salutations

par Alsem publié dans : Transit
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Mercredi 28 février 2007

#01 / #02  / #03 / #04 / #05/ #06 / #07

Fol et moi eûmes à peine le temps de nous cacher dans une espèce de garde-robe, qui même fermée, laissait une ouverture assez large pour nous permettre de voir une grande portion de la pièce. Nous y étions confinés, et j’avais l’impression que nos cœurs faisaient au moins autant de bruits que la fanfare de la fête du Printemps. Le corps de Fol serré contre le mien possédait une chaleur étrange et délicieuse ; et son souffle dans mon cou me mettait mal à l’aise.

      Il n’y a personne ici.

      Je te dis que j’ai entendu quelque chose.

 Il a une poitrine quelque peu forte pour un homme, songeai-je.

 Fol m’embrassa. Je restai transi comme un bloc de pierre, n’osant bouger de crainte d’être découvert si je le repoussai violemment. Mais alors que je le regardais dans les yeux à la petite lumière qui filtrait par l’interstice, je réalisai l’évidence. Pourquoi avais-je présumé de sa masculinité. Elle avait beaucoup de ressemblance avec Masha et sa physionomie entière n’y échappait pas. Mon cœur battait la chamade, victime de plusieurs émotions. Les gardes n’étaient plus très loin de l’armoire.

 Féal prit ma main qu’elle porta entre ses jambes, je ne résistai pas longtemps avant de découvrir la moiteur prometteuse de ce havre de délices.

 Elle m’embrassa à nouveau.

 Il y avait tant de passion dans cet acte, tant de défi aussi, comme si elle questionnait le monde, moi, y compris, sur son droit de faire ce qu’elle faisait. Durant tout ce temps, elle me regardait droit dans les yeux puis m’attirait à elle pour m’embrasser à nouveau.

 Il devenait vraiment difficile de rester silencieux, puisque bien malgré moi, mon entrain augmentait en intensité.

      C’était quoi ça ?

      Bon, écoute mon gars, moi je m’en vais, si tu as assez d’énergie pour passer toute la nuit à veiller sur les fantômes, c’est ton problème. Moi, je file !

 La porte claqua en même temps que nous nous effondrions. Accroupis l’un en face de l’autre, à moitié nus, je n’essayai même pas de comprendre ce qui venait de se passer. Je laissai tout simplement la vague de bien-être m’emplir entièrement. J’aurais pu mourir là et ne rien regretter. Ce contentement ne dura qu’un instant cependant. Féal, debout et si vite habillée, me secoua du pied me sortant de mon hypnose.

      Debout, Adnan ! La nuit est encore longue et la mission loin d’être achevée.

 Le silence plana longtemps sur notre route de retour. Je me décidai pourtant à parler alors même que la silhouette de la propriété de Philéas se découpait sur l’horizon nocturne de Cezarée.

      Tes jambes, c’était…

      Oui, un accident. Mais les mécaniques me conviennent tout aussi bien, sinon mieux.

      Oh ! loin de moi l’idée d’en dire du mal. En réalité, tu es ravissante en tout point et…

      Et n’en fais pas trop mon cher Adnan, c’était bien la première et la dernière fois que tu me posséderais jamais, coupa-t-elle à nouveau. Entre Réal et Féal, le choix est déjà fait, Grenadier. Mais j’ai toujours été capricieuse aussi, à ma façon. Et je ne pouvais pas m’empêcher de profiter du dicton…

      « Ce qui arrive à Cezarée, reste à Cezarée… »

      Exactement, mais ne crois pas pouvoir te débarrasser de moi aussi facilement. Demain nous partons pour l’Hydramont, au-delà de l’Étroite Mer.

Fin du Chapitre

par Alsem publié dans : Allégeance
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Mardi 27 février 2007

Les mots se dérobent à ma langue, qui soupire
Tandis que des larmes inondent chacun de mes sourires
Ma peur, irascible amante, s’envole
Lorsque je suis auprès de toi
Lorsque tu me prends la main, que tu me crois
Alors seulement suis-je libre, et à mon tour, je vole
Ton amour crée ce prodige
Ces mots reconnaissants que je rédige
Sont pour toi, rédemptrice
Pour toi, salvatrice

[…]

Longtemps tout au long de ma vie,
J’ai attendu, j’ai cherché, j’ai espéré
Ce que tu m’offres si généreusement
Et si je me suis plus d’une fois épris
Ce ne fut jamais qu’à un prix, amer et élevé
En fait, j’ai toujours vécu solitairement
Ainsi qu’une étoile perdue dans l’univers
Si loin qu’elle n’est nullement perçue
Dans l’horizon de notre ciel
Ton amour me ramène de ma misère
Me trouble, m’enchante, et c’est éperdu
Que mon cœur se vide de son fiel

[…]

Solitaire stellaire, stellaire solitaire
Je fus un luminaire à l’éclat obscur
Une vie, l’air de rien, morte
Tu m’es venue, une aube, un ciel clair
Un dernier remède, une ultime cure
Ton affection est une chance improbable mais forte
C’est une porte sur un au-delà reluisant
À l’image même de ton rire, de ce toi séduisant
À nulle autre comparable ! Que dire ?
Oui, tu es un pari que je suis prêt à prendre
Car ne pas te connaître serait pire
Qu’au moins te connaitre au risque de te perdre
Cependant, il est une promesse dans ton regard
Il est une joie dans tes manières
Qui me disent que notre union n’est pas fruit du hasard
Tu m’as sauvé des ruines, des sombres carrières
De mon existence, si longtemps tourmentée
De stellaire solitaire, je suis maintenant fortuné

par Alsem publié dans : Poèmes
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Lundi 26 février 2007

#01 / #02  / #03 / #04 / #05/ #06 / #07

 

La nuit venait de tomber. Cezarée, toujours bruyante, restait pourtant timide dans les alentour du Second Jour. Les bruits, ici, semblaient feutrés, à l’image de l’opalescence éthérée tombant des lanternes. Un corps de garde composé de quatre individus effectuait une ronde incessante autour du grand bâtiment de métal forgé. Philéas nous avait recommandé de ne tuer qu’en cas de dernier recours, si nos propres vies étaient menacées.

 Cela aurait été facile pour moi de les assassiner dans la pénombre, mais je pouvais comprendre de tels scrupules. Après tout, je n’étais pas un dieu pourvoyeur de mort.

 L’autre difficulté venait du fait que si nous voulions pénétrer le bâtiment par la voie des airs, nous nous ferions repérer tout de suite à cause du résonnement du métal. Féal que je continuais à appeler Fol, selon l’avis de Philéas, trouva une idée que je ne pensais pas digne d’intérêt. Aucun gardien digne de ce nom ne pouvait tomber dans un piège si évident. Cela était mal connaître la force des instincts humains, de l’attirance de la luxure.

 Fol avait payé une douzaine de bagasses, qu’il avait faites pénétrer dans la haute ville pour qu’elles puissent faire un défilé devant la banque en question, démontrant leur intérêt pour les gardes en faction. Nous attendions au recoin d’une rue, aux aguets. Et bientôt les lamentations langoureuses de ces femmes du métier parvinrent jusqu’à nous. En réalité, elles faisant un excellent travail, puisque je sentis le désir s’ériger en moi aussi impérieux que celui d’un adolescent lascif.

 En réalité cela faisait un peu longtemps que je n’avais plus posséder une femme. Et la frustration que je ressentais en la présence de mon Impérateur n’était pas pour améliorer les choses. Je forçais pourtant mes pensées à s’orienter vers la tâche qui nous était assignée.

 Sous des airs faussement réprobateurs, le garde qui se tenait devant la porte principale s’approcha des ondines de l’amour. Très vite son discours changea, et à celui de : « vous ne devriez pas parader par ici », succéda : « trouvons un lieu plus discret. » Alors qu’ils disparaissaient dans la pénombre d’une ruelle à l’opposé du lieu où Fol et moi nous trouvions, un deuxième garde apparut et entreprit de gronder le premier, toutefois son ardeur fut très vite calmée par les appels irrécusables des dames. Ils disparurent tous dans la ruelle.

 Une bonne soirée pour eux, songeai-je, encore un peu que je voudrais aussi être gardien de banque !

 Fol me précéda et se précipita directement vers le portail principal. En un tour de main, il parvint à trafiquer la serrure. Nous pénétrions dans l’immeuble avec nos sens en alerte. Le silence à l’intérieur nous poussa à plus de circonspection encore. Cependant Fol manifestait une aisance que j’avais du mal à saisir. Etait-il un habitué de telles opérations ? Sans doute que oui, puisqu’en réalité il avait fait l’entièreté du travail jusque là. Mais il me semblait aussi que c’était une personne du genre à courtiser le danger non par nécessité mais par simple plaisir. En ce sens, il me rappelait beaucoup mon Impérateur.

 Nous suivîmes le chemin que nous avions précédemment lu sur un vieux plan de l’immeuble. Contrairement à ce qui était l’habitude, la chambre des coffres à la Second Jour Banque n’était pas au sous-sol mais au sommet de la tour. Il n’était évidemment pas question de prendre l’ascenseur. Ce fut donc à bout de souffle que nous émergeâmes au niveau qui contenait les coffres.

 Les boites étaient numérotées et rangées dans l’ordre, qu’il ne fut pas difficile de trouver celles que nous recherchions. Les doubles des clés fonctionnèrent à merveille que j’en viens à regretter que ce fut si facile. En vérité, n’eût été le poids de notre butin, Fol aurait pu accomplir tout seul cette mission. Méthodiquement, je rangeais les chèques au porteur dans les sacs, et par-dessus, je rajoutai les joailleries et autres pierres précieuses ou orfèvreries disponibles. Il nous fallait emporter le plus possible, telle était la consigne.

 Nous nous apprêtions à partir lorsque la porte de la salle des coffres s’ouvrit laissant pénétrer deux individus gigantesques.

par Alsem publié dans : Allégeance
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