I – The Gunslinger (Le pistolero)

e dois avouer que j’ai longtemps hésité avant d’écrire cette chronique et surtout de la mettre dans la partie (Livres coup de cœur). En effet, cela faisait déjà plusieurs mois, voire presque une année que j’ai achevé la lecture de ce premier opus de la série Dark Tour, un ouvrage aux croisements des genres littéraires de l’imaginaire du très prolifique Stephen KING. Je tiens à préciser que c’était aussi la première œuvre que je lisais de l’écrivain en question.
Mon impression est restée des plus mitigées. Tout d’abord pour simple raison technique. J’ai lu le livre en Anglais, et même si je me reconnais un très bon niveau dans cette langue, la profusion de slang (argot) et de jeux de mots dans le lexique absurde ont été difficiles à surmonter de prime abord. Ensuite, le rythme assez lent de l’histoire et surtout la présentation de ce monde étrange resteront vraiment déroutants pour moi, mais avec le recul, strictement nécessaires pour la suite de l’aventure. Ajouté à cela, l’incroyable jeu de symbolisme qui parsème le livre du début à la fin. Sans trop m’avancer, je peux murmurer tout de même que c’est presque un livre philosophique et il y existe une très bonne si pas novatrice approche métaphysique.
Ce qui fait la force de ce livre et je crois bien de la série tout entière, c’est certes le héros, Roland of Gilead, dépeint au fil des pages ainsi que sa nostalgie mystérieuse (un personnage sombre à souhait et comme je les aime), ainsi que son ambition, sa quête, sa folie, atteindre la Tour Sombre. En effet, il est prêt à tous les sacrifices pour cela, et l’on se doute qu’il en a déjà fait légion.
C’est donc avec un regard rétrospectif, que j‘arrive à apprécier à sa juste valeur de ce premier roman de la série, qui a mon sens possède tout de même quelques qualités, même si pour beaucoup de fans, il se résume en un passage obligé pour une saga autrement géniale !
« The man in black fled across the desert, and the gunslinger followed »*1
À tout novice je dis :
Just follow the trail, you, maggot, heu sorry, gentleman…
*1 L’homme en noir traversa le désert, et le pistolero suivit
*2 Suis le sillage, toi, asticot, heu pardon, gentilhomme…
Ma note :
II – The Drawing Of The Three (Les Trois Cartes)

h! Alors voilà un roman que j’ai savouré du début à la fin. Ayant déjà fait connaissance du monde de Roland The Gunslinger, j’étais en terrain connu. Connu ? Pas tout à fait, mais enfin je connaissais les règles de navigation. L’histoire débute quelques heures à peine après la fin du premier volume.
Pour atteindre son but ultime qui est la Tour Sombre, Roland doit selon les révélations reçues en fin du premier tome, tirer les Trois Cartes. Tâche claire et simple de prime abord, mais qui se révélera bien vite ardue, semée d’embuches létales. Il devra user non seulement de sa capacité à dégainer plus vite que l’éclair, mais aussi de ruse, de persévérance et surtout d’improvisation. Mais peut-on survivre à une quête comme la sienne si l’on est incapable d’improviser ? Non, certes…
Ainsi on le suit le long de ses pérégrinations, et ici contrairement au premier livre, le rythme est soutenu, électrique, tendu. Pas le temps de souffler et les personnages rencontrés sont flamboyants et méritent réellement le détour.
Je reste évasif expressément pour ne pas dévoiler l’intrigue, mais je peux vous assurer qu’elle possède un très haut degré de divertissement. Avec ce volume, on rentre réellement de plein pied dans la saga Tour Sombre, et si Roland reste toujours énigmatique, on apprend tout de même à le connaître, on comprend qu’il y a tout de même un homme, un humain, derrière le masque sombre de sa personnalité. Et l’on n’a plus que jamais envie de poursuivre avec lui sa quête tout aussi énigmatique ! Car on n’en connaît pas l’utilité, si ce n’est ce besoin presque fiévreux qui motive le Gunslinger.
Au confluent des genres, Stephen KING parvient mine de rien à innover, surprendre, enchanter avec des thèmes pourtant classiques dans leur fond. Une excellente surprise pour moi, et une belle rencontre avec cet écrivain dont jusqu’ici je ne connaissais que la renommée. Je peux d’ores et déjà affirmer à la lumière de ces lectures qu’elle est méritée !
Ma note:
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