Besoin de Lecture ?
Téléchargez ITINÉRAIRES
Mots de paix, mots de rage, mots de colères, mots d’amour, mots de haine, mots de vérité et de mensonge.
J’écris pour l’éclat improbable de déraison logique, de pensée contradictoire, de métaphore absolue, de signifié signifiant, de beauté inutile !
J’écris pour le triomphe de la vie, qui n’a de sens que dans l’omniprésence de la mort…
J’écris pour l’absurde intelligible.
Et comme il y a deux siècles les disciples du Parnasse, j’écris… pour la beauté du geste !
— Que penses-tu, trouverons-nous à Cezarée ?
— La réponse même à cette question, Majesté.
— J’aime beaucoup le fait que tu sois rusé et intelligent, Adnan. J’avoue néanmoins que je préfère quand cela n’est pas retourné contre moi.
— Mes humbles excuses, Majesté. Je suis nerveux en ce moment, et c’est un état auquel je ne suis pas habitué. Ce que m’a déclaré cette Ombre…
— T’a perturbé, je sais. Cependant, il disait la vérité. Je sais que je ne me suis pas trompée en faisant de toi mon Semblable. Reste maintenant que tu apprennes à y croire. Et je sens que cette tâche sera relativement ardue. Mais j’ai confiance. Ah ! voilà que la chance est avec nous !
Nous avions enterré l’Ombre dans la caverne, et Masha avait insisté pour que je lui érige un mausolée. Ensuite, elle avait fait quelques prières cérémoniales. C’était drôle d’entendre l’Empereur demander à ce que sa grâce brille sur un sujet de son royaume alors que celui-ci entreprenait le voyage vers l’Autre Rive.
Nous avions ensuite fait nos bagages, et cherchions à joindre le plus rapidement Cezarée. Quelle donc ne fut l’heureuse surprise de voir trois montures errer à pas hésitants, complètement déboussolés par la tempête. Celle-ci avait, pendant trois heures, régné en maître absolu.
Masha était une apprivoiseuse. Elle arrivait sans mal à s’accorder les faveurs de qui elle désirait. C’était mon cas, ce fut le cas des trois chameaux. Les bêtes apeurées se laissèrent pourtant séduire par sa grâce naturelle.
— Nous arriverons à Cezarée plus vite que prévu, mon ami, me dit-elle avec un clin d’œil.
Elle s’élança au trot à dos de sa nouvelle monture, et je jurai tout bas avant de docilement la suivre. Comment se pouvait-il qu’une jeune femme si frivole soit l’Empereur ? C’était une question rhétorique bien évidemment, induite par mon énervement ponctuelle. Je n’avais aucun doute sur qui elle était.
La raison pour laquelle les Ombres avaient préférés des bêtes aux véhicules à moteurs était simple : il n’existait pas dans tout le Masharim, territoire plus accidenté que le désert de l’Arbre Mort. Il était heureux pour nous que notre aventure débuta au printemps, la seule période sur l’année où l’ardeur du soleil était supportable la journée autant que le froid, la nuit venue.
Les chameaux s’avérèrent d’excellents coureurs, les assassins avaient choisi la race le plus résistante et la plus rapide. À ce rythme, nous devrions joindre la bordure de l’Essalie en moins de trois jours et de là Cezarée. Nous avions donc un voyage d’approximativement une semaine devant nous, si tout se passait sans encombre.
Pourtant quelque chose me préoccupait, et c’était le pourquoi de notre arrêt dans cette ville légendaire. Si de son dernier sang, l’Ombre avait choisi de nous donner cet indice, il possédait indubitablement une grande importance, mais laquelle ? Aucun de nous ne le savait. En tout cas si l’Empereur le savait, il le cachait bien.
Qu’allions-nous chercher là-bas ? Saurions-nous trouver cette chose ou cette personne ?
— Vous vous débrouillez vraiment bien, Majesté, dis-je pour me changer les idées et détendre un peu l’atmosphère. Ce n’est pas n’importe qui qui peut pour sa première fois ainsi braver ce désert et ne montrer que quelques signes de fatigue.
— J’ai appris à connaître les Neufs Terres du Masharim et comment survivre dans chacune. En théorie du moins. Je sais que l’espace que nous traversons est la bande la plus étroite du désert de l’Arbre Mort. Et le chemin le plus court entre la Sharim et l’Essalie. En réalité ce n’est pas un exploit. En ce moment c’est le printemps et le temps est le plus doux. Mais si l’on en croit la rumeur, le Soleil Noir a sa base dans le Mazad, la plus terrible des Neufs Terre. Le chemin pour y mener est le plus ardu. Non Adnan, ne me félicite pas encore, nous ne sommes qu’au début de la Quête, et elle s’annonce impossible.
Nous continuâmes par la suite dans le silence. Le feu qui avait animé un instant Masha s’était estompé. À nouveau elle n’était plus que mutisme et réflexion…
Le paysage restait accidenté, c’était en réalité un haut plateau mais qui était loin d’être plat. Maintenant que nous avions quitté la région sablonneuse, autour de nous s’étendait, presque à perte de vue, une succession de vallons et de collines.
Vous êtes présentement 1 pèlerin (s) à arpenter le Masharim
Suivre Allégeance, roman multi-genres en ligne
Chapitre - #01
Chapitre -
#02
Chapitre - #03
Chapitre -
#04
Chapitre - #05
Chapitre - #06
Chapitre - #07
Chapitre - #08
Chapitre - #09
Avancement
|
|
|
137,000 / 300,000 (45.7%) |
| Octobre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Commentaires