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Mots de paix, mots de rage, mots de colères, mots d’amour, mots de haine, mots de vérité et de mensonge.

J’écris pour l’éclat improbable de déraison logique, de pensée contradictoire, de métaphore absolue, de signifié signifiant, de beauté inutile !

J’écris pour le triomphe de la vie, qui n’a de sens que dans l’omniprésence de la mort…

J’écris pour l’absurde intelligible.

Et comme il y a deux siècles les disciples du Parnasse, j’écris… pour la beauté du geste !

Alsem WISEMAN



PS : Je fais une pause dans la mise à jour d'Allégeance jusqu'à fin juin. À ce moment-là, je compte faire la correction de ce que j'ai écrit de l'aventure jusqu'ici et proposer le tout à la lecture en fichier pdf qui sera agencé de quelques croquis de personnages faits par moi ^_^
 

Dimanche 19 août 2007

Hi folks, comme j’ai un peu de temps libre ce dimanche, j’en profite pour mettre à jour certains échos en vue de vous informer sur ce qui est actuellement mon Grand Projet d’Écriture. Mais ceci me sert aussi à y voir plus clair et me donne, j’avoue, l’impression d’avancer quelque peu, même si je suis bien conscient de ne pas encore être sorti de l’auberge.

Pour reprendre l’expression d’un auteur que j’adore :

« I know where I go, but even I can’t predict all the twisted ways which lead me there…” dixit G.R.R. Martin.

Sur ce, je vous mets le tableau synoptique de mon diptyque en quatre actes, et comme je suis d’humeur charitable (ou peut-être tyrannique, lol, à vous ennuyer avec ça), je vous présente un extrait inédit d’une partie du prologue de l’Acte III du Cycle de Khan, c'est-à-dire la première partie du Livre II.

Pour vous mettre sur la voie, l’œuvre commence en balayant les diverses contrées de ce monde où se trouvent les héros POV. Le chapitre ci-dessous dépeint une région jusqu’ici inexplorée de l’Univers où se déroule l’histoire, et ça commence de manière assez abrupte, puisque l’on présente la fin tragique du souverain des lieux.

 

J’espère que vous prendrez plaisir à lire.

En tous les cas, bien à vous et bon dimanche,

Le Cycle du KHAN

Titres

États de finition

Prémices I - Le Temps de l'Enfance

En projet…

Livre I - L’Éveil

En phase de finition

Acte I – Orphalée

Fini la seconde correction, envoie en bêta lecture en ce mois de septembre 2007

Acte II - Les Métamorphoses

Prévois de commencer la seconde correction

Livre II - L’Accomplissement

En cours de rédaction …

Acte III - Les Lois Régissantes

En cours de rédaction …

Acte IV - Le Conquérant Suprême

En phase de conception…


Nuit Fraîche sur Mirkit, Joyau d’Arasie

 

U

ne nuit fraîche enveloppait Mirkit de ses ailes impalpables, fraîche comme il est de coutume dans le désert. L’Émir Fa Al Malik Akemi n’éprouvait pas le sommeil. Ses rêves étaient troublés et il ne ressentait aucune envie de les rejoindre de sitôt. Aussi savourait-il l’air frais du soir sur le balcon de la terrasse au sommet d’Al-Salam, le palais aux sept tourelles d’argent.

Dans la magnifique Mirkit — berceau de la Voix du Dieu, l’Élu d’Ar-Rahim, celui qui enseignait aux étoiles, Ashemès Abd Al-Rahman, lui-même — tout ou presque était construit dans une tradition poétique de l’agencement des espaces. Il semblait que ces fils du désert avaient ardemment désiré transmettre dans leur architecture l’amour du Dieu tel qu’exprimé dans sa création. Un poète d’ailleurs disait : « C’est au milieu des sept ondes que le Compatissant marcha main dans la main avec l’Homme, afin que celui-ci goûte, en un moment suspendu, aux vertus de ses résidences célestes ! »

Pourtant avec la nuit, l’Émir ne pouvait distinguer grand-chose de la ville aux sept rivières, qu’il connaissait pourtant comme les lignes de sa main. Son regard portait sur l’horizon tranquille monochrome. Pas une âme au dehors dans la cité-oasis, seuls les feux scintillants aux cimes des tours et des minarets laissaient croire à une activité humaine, latente. 

L’Émir sentait intuitivement que son trouble provenait des nouvelles tristes et terrifiantes rapportée des quatre coins d’Orphalée. Avec Saban rasée par un raz-de-marée, Khalum en crise depuis la mort de l’Ancien et l’assassinat du Loup Blanc — crise qui s’est rapidement répandue telle une onde de choc à toutes les autres cités-états fédérées. C’était réellement un miracle que Mirkit demeure encore en paix.

Il y avait des forces occultes à l’œuvre, mais Fa Al Malik ne pouvait deviner lesquelles. Ses entretiens avec l’Élu d’Ashemès s’étant, ces temps derniers, tous soldés par un échec. L’ermite aveugle évoquait des raisons bien obscures pour le vieux monarque. « La lumière se dérobe à mes yeux… » avait avoué le saint homme. Fa Al Malik savait ne trouver aucune ambigüité dans cette phrase et ne voyait pas pourquoi le vieil homme mentirait si c’était pour déclarer quelque chose qui lui faisait si peu honneur. Son admission était presque synonyme de dire que l’esprit du Dieu l’avait purement et simplement rejeté. Or, Al Malik ne connaissait pas un homme plus pieux, plus intègre, plus altruiste…

Si le Dieu avait décidé de se détourner d’homme tel Ashemès ibn Turé, cela ne présageait rien de bon en vérité !

À cette pensée, Al Malik frémit, et cela n’était pas dû au froid. Il avait lui-même jeûné, prié, imploré. Mais le Dieu, le Miséricordieux, le Clément et le Compatissant était resté muet, n’avait répondu à aucune prière. Aussi le doute avait grandi dans le cœur de l’Émir.

Ni les chants et la musique de Shaza, son ainée, ni les danses langoureuses de Liaba, sa favorite, ne parvenaient plus à le distraire et encore moins à le rassurer.

Une ombre vague mais certaine pesait sur son esprit et son cœur, et ne le quittait plus. Al Malik avait essayé d’oublier tout cela dans les jeux, l’équitation ou encore les ébats charnelles auprès de ses concubines les plus expertes, mais rien n’y faisait.

Finalement, c’est en restant seul qu’il éprouvait le peu de répit disponible. À ces heures-là, comme cette nuit, il pensait souvent à son neveu et à sa disparation étrange, des mois auparavant.

Toutes les tentatives de recherches étaient restées sans succès ; maintenant il désespérait de le revoir jamais. Le plus triste est qu’il savait peut-être ce qu’il était arrivé à l’enfant, mais il n’osait élaborer de telles pensées. Elles étaient bien trop tristes, même si très plausibles.

La nuit était silencieuse, exceptionnellement muette. Aussi lorsqu’une tourmente s’éleva au loin dans l’horizon, Al Malik eut l’impression que le désert lui parlait. Mais si ce fut le cas, cette voix lui était inintelligible. Il ne savait pas que le danger était proche, si proche.

Comment aurait-il pu ?

Sa maison était envahie de gardiens, à tous les étages. Il était très peu probable qu’un assassin — ou même plusieurs — parvienne à traverser les sept niveaux sans éveiller de soupçons. Depuis le début des troubles dans Orphalée, il avait préféré prendre cette précaution. Vaut mieux prévenir que guérir avait toujours été sa politique.

Toutefois, même dans ses cauchemars les plus fous, il n’aurait jamais imaginé que celui qui prendrait sa tête emprunterait la voie des airs.  

Durant cette nuit étoilée, où le ciel s’offrait ainsi qu’une tapisserie glorieuse de lumière et de ténèbres, un objet volant s’approcha de la haute terrasse d’Al-Salam à une vitesse ahurissante, dans un vrombissement léger mais soutenu, tel celui du bourdon.

Et alors que l’Émir Fa Al Malik Akemi, Défenseur du peuple Hégire, par titre promulgué devant le Dieu et les hommes, ouvrait sa bouche soudain sèche pour exprimer son étonnement, l’homme volant dénoua son turban, de sorte que l’Émir le reconnut, puis exécuta un mouvement bref, rapide et précis à l’horizontal avec son alfange.

La tête du sept fois glorifié, Fils du Soleil et des Lunes, Prince des Eaux et des Sables, vola en arrière dans un geyser de sang.

  Repose en paix, Père de Tous. Ton temps est aujourd’hui révolu, déclara solennellement l’assassin avant de faire demi-tour et de disparaitre dans la nuit, laissant derrière lui rien de plus qu’un léger bourdonnement, qui bien vite s’évanouit lui aussi.

par Alsem publié dans : LE KHAN communauté : SFFF
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Jeudi 11 janvier 2007

En attendant mon retour officiel, je mets en mises à jour automatiques quelques extraits choisis du Cycle de KHAN. Ici, je vous présente un des grands méchants et ses sbires. Le chapitre est assez long et c'est pour cela que je le découpe, j'espère aussi avoir quelques avis. Bonne lecture ;-)


#début / #2 /#3 / #4/ #fin


Dans une grimace atroce de jouissance, sa femme lui cria :

     Sami, mon pauvre Sami… si seulement tu savais, tu ne m’a jamais fait ressentir ne fut-ce que le dixième de ceci.

Et sa fille au paroxysme de la luxure, d’ajouter :

     Papa, comme c’est bon, oh c’est bon, viens te joindre à nous, je suis sûre que tu vas adorer.

Pendant tout ce temps, deux yeux, perçants, glacials, railleurs le sondaient, comme lisant jusqu’à son âme, un sourire moqueur le narguait. Les deux femmes nues continuèrent à déblatérer des grivoiseries et à rugir de jouissance jusqu’au moment où la tension devint si forte que l’atmosphère sembla s’embraser d’électricité. Éole enfonça alors ses dents dans le cou de la jouvencelle, dont soudain les roucoulements devinrent des cris d’agonies, et la vida de son sang. Il enfonça sa main dans la poitrine de la mère et en sortit un cœur encore palpitant de vie, qu’il mangea patiemment et avec délectation. Il finit son repas, plongeant  son regard azuré dans celui de Mazziri ; il se nourrit de toutes ses émotions dont la plus grande était un désespoir infini, son mets spirituel préféré.

Mazziri était brisé, figé dans une douleur morale indescriptible.

Éole se retourna vers les mercenaires, une coulée de sang débordant de sa bouche :

     Je suis Éole votre Dieu, ma volonté fait loi, mon courroux est terrible !

Il se mit à tourner, vite, de plus en plus vite, ses yeux fixaient toujours Mazziri, un tourbillon peu à peu s’éleva. Mais bientôt il devint si puissant qu’il les emporta tous dans ses vents hors de l’espace et du temps.

C’était un lieu où la toute puissance d’Éole était palpable, où s’agitaient les esprits qui l’accompagnaient depuis l’éternité. Là naquit les Vents, car par un procédé inconnu il asservit les mercenaires. Chacun fut investit par un, deux ou plusieurs de ces esprits mineurs sous la coupe d’Éole pour ne former plus qu’une entité maléfique, non plus seulement spirituelle, mais de chair et de sang cette fois. Il asservit aussi Sami Mazziri, et le fit renaître sous le nom de Tireur. 

     Vous êtes ma brigade, dit-il d’un ton solennel avec une voix caverneuse où résonnaient les siècles. Mes mercenaires, ma Compagnie des Vents.

L’enfer désertique où ils se trouvaient s’accordait bien à ce spectacle, et les esprits hurlaient comme des vents fantômes. 

     Tireur, mon lieutenant, qu’aujourd’hui coule le sang dans les artères de Saban. Sacrifiez-moi ses habitants si vous tenez à ce que j’épargne vos misérables existences. Comme des typhons, balayez la cité jusqu’à ébranler ses fondements. Que les charognes se repaissent en mon nom, que le juste s’indigne sur la dominance du mal, qu’il désespère face au joug de la fatalité. Et que je me délecte de son agonie.

     Il en sera fait selon votre désir maître, répondit Tireur d’une voix rauque et mielleuse.

Il n’avait pas du tout oublié son ancienne vie, mais malgré sa haine, l’obligation de se plier à la volonté d’Éole était plus forte. Il devrait pour toujours, peut-être, souffrir ce tourment : servir sans espoir de vengeance sur son ennemi juré. 

Quand ils revinrent à la réalité, il faisait nuit déjà. Les heures s’étaient perdues quelque part avec le sortilège de la naissance des Vents. Ceux-ci étaient maintenant tous couverts de robes, genre de capes, qui les enveloppaient entièrement et ne cessaient de flotter. Leur matière était de nature aérienne.

Les Vents s’agenouillèrent et prêtèrent tous serment d’allégeance au Prince des Airs. Aussi lorsqu’ils descendirent dans les rues de Saban, c’était pour commencer un massacre qui durerait des jours, et le sang coulerait vraiment comme une rivière sauvage dans les artères de la ville côtière la plus riche d’Orphalée.


 

Fin de l'extrait...

par Alsem publié dans : LE KHAN
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Mercredi 10 janvier 2007

En attendant mon retour officiel, je mets en mises à jour automatiques quelques extraits choisis du Cycle de KHAN. Ici, je vous présente un des grands méchants et ses sbires. Le chapitre est assez long et c'est pour cela que je le découpe, j'espère aussi avoir quelques avis. Bonne lecture ;-)



Éole s’était arrêté de chanter, il se saisit de la balle, et comme un prestidigitateur aguerri la fit disparaître. À sa place parut alors une rose du même rouge profond que celui de l’intérieur de sa cape. L’être ramena son attention aux femmes comme si de rien n’était et entreprit de les caresser avec la rose apparue. Il effleura un visage, descendit doucement jusqu’à la charpente du menton, suivit le trait fin d’un cou, descendit sur la poitrine, dénuda définitivement un sein, chatouilla tendrement le bouton hâlé, la jeune femme poussa un roucoulement de volupté.

Sami dans une rage folle, sa haine et son indignation toujours croissante tira plusieurs coups, vida plusieurs fois son barillet, mais aucune balle n’atteignit Éole.

Sa femme et sa fille prenaient franchement du plaisir alors qu’Éole par une magie obscène les possédait toutes deux en même temps. Et chacun de leur cri, chacun de leur râle, chacun de leur gémissement, de leur gloussement était une entaille dans le cœur de Sami. En moins de dix minutes, il vécut une désillusion sur ce petit paradis qu’il lui fallut toute une vie à bâtir. Ses mercenaires étaient là, hébétés par la scène ignoble des corps nus se mélangeant bien plus que la nature ne le permettait ; et sans doute aussi par le chant immatériel. Armés jusqu’aux dents, ils étaient pourtant là à attendre bêtement.

Il fallut à Sami toute la force de sa haine (dont, il ne le savait pas, Éole se délectait aussi) pour prendre cette décision :

     Tuez-les, tuez-les tous !

Les mercenaires hésitèrent un instant, mais l’un d’entre eux, au naturel plus fou et plus sauvage, appuya sur la gâchette. Déclenchée, une vague assourdissante et interminable de détonations s’ensuivit. Ils tirèrent, tirèrent encore. Et lorsque tous les chargeurs se vidèrent, et qu’ils s’arrêtèrent enfin, le silence qui suivit parut blesser l’ouïe de l’assistance par son instantanéité.

Les balles formaient une galaxie figée de points noirs et fumants, suspendus dans l’atmosphère. Elles tombèrent dans un bruit assourdissant, même si tous, sauf peut-être Éole, étaient déjà sourds avec la fusillade.

Éole était toujours occupé avec les femmes, son acte était plus qu’une violence charnelle, c’était un viol du corps, de l’esprit et de l’âme. Il s’imposait à elles, à tout leur être, toute leur substance et leur soutirait tout et se l’appropriait.

par Alsem publié dans : LE KHAN
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Mardi 9 janvier 2007

En attendant mon retour officiel, je mets en mises à jour automatiques quelques extraits choisis du Cycle de KHAN. Ici, je vous présente un des grands méchants et ses sbires. Le chapitre est assez long et c'est pour cela que je le découpe, j'espère aussi avoir quelques avis. Bonne lecture ;-)

#début / #2 /#3 / #4/ #fin



Probablement sans comprendre leurs actions, les deux femmes se levèrent et machinalement, à pas rythmés, allèrent à lui. Elles étaient vêtues décemment, à la mode classique orphaléenne. Pourtant d’une caresse d’Éole à l’épaule, les matrones de la maison Mazziri se retrouvèrent affublées comme les dernières des catins, de vêtements moulants aux couleurs d’un goût prononcé. Il les embrassa de ses bras, les recouvrant de sa cape en un geste protecteur.

     Mais qu’est-ce que…

Sami ne savait plus aligner une idée à la suite de l’autre, le cerveau sous son crâne semblait prêt à exploser, incapable de décoder,  ou plutôt involontaire de décoder les images qui s’imposaient à ses rétines. D’un dîner d’affaire, il était passé à ça, quelque chose d’indéchiffrable, mais de définitivement, d’irrémédiablement malsain.

Sa femme et sa fille étaient devenues dans les mains d’Éole des guitares dans les mains d’un musicien habile. Il jouait d’elles avec sensualité, éveillant en elles, au fur et à mesure, le désir autant que la jalousie et bientôt la haine dans le cœur tourmenté de Sami. 

Karl notait, imperturbable, une rédaction avec profusions de détails, en la lisant l’on aurait la nette impression d’y être.

Éole chantait toujours, son chant abominable emplissait toute la pièce. De ses doigts effilés il entreprit de déshabiller les dames alanguies.

Sami n’en put supporter davantage.

Sa rage lui fit retrouver son aplomb. Il était mafioso, nom d’un chien, grand magna de Saban. Tous ceux qui jusqu’à présent avaient osé empiéter sur ses plates-bandes, tous étaient en ce moment même six pieds sous terre. Quand l’expression  « empiéter sur ses plates-bandes » pouvait simplement être le fait d’avoir discuté ses ordres, allez savoir ce qu’il pouvait réserver à un inconscient qui venait souiller sa propre femme, son propre enfant dans sa propre maison ! Vouloir se faire sa femme et sa fille ! En sa présence en plus !

Il se dirigea à toute vitesse vers sa vitrine d’armes, la brisa et se saisit d’un véritable revolver, au calibre à la Clint Eastwood. Il cria ensuite des ordres dans son interphone, appelant ses mercenaires à la rescousse, les meilleurs de Saban.

Lorsqu’il se retourna pour faire face à Éole (qui chantait toujours, les femmes sous sa cape de plus en plus dénudée), il était bien décidé à le descendre. Il amorça son arme et visa juste, c’était un bon tireur, jamais encore il n’avait raté sa cible. Le coup partit, il était pour le front d’Éole. Il aurait fait un trou juste entre les deux yeux, et un cratère à l’endroit où il sortirait.

Pourtant Sami assista alors à une scène d’anthologie, une de ces choses que l’on sait impossible mais qui pourtant se produisent. La balle était partie comme un boulet mais à un mètre d’Éole, elle vibra et ralentit. On eut dit qu’elle essayait de traverser un milieu dense et transparent, des ondes de choc s’éparpillaient tout autour du boulet et à sa suite. Ralentie, elle s’arrêta finalement totalement.

par Alsem publié dans : LE KHAN
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