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Mots de paix, mots de rage, mots de colères, mots d’amour, mots de haine, mots de vérité et de mensonge.

J’écris pour l’éclat improbable de déraison logique, de pensée contradictoire, de métaphore absolue, de signifié signifiant, de beauté inutile !

J’écris pour le triomphe de la vie, qui n’a de sens que dans l’omniprésence de la mort…

J’écris pour l’absurde intelligible.

Et comme il y a deux siècles les disciples du Parnasse, j’écris… pour la beauté du geste !

Alsem WISEMAN



PS : Je fais une pause dans la mise à jour d'Allégeance jusqu'à fin juin. À ce moment-là, je compte faire la correction de ce que j'ai écrit de l'aventure jusqu'ici et proposer le tout à la lecture en fichier pdf qui sera agencé de quelques croquis de personnages faits par moi ^_^
 

Vendredi 23 mai 2008

Et aujourd’hui je sais ne plus avoir de mémoire

Mais ce n’est guère tout de ce que vous m’avez pris

Il est vrai qu’ici toute chose possède son prix,

Ainsi en est-il même de mon âme, chue dans des ténèbres noires

 

Mon être se morfond rageusement, sous silence

Se dépare peu à peu, mais sûrement, de son innocence

Et celui que je vois dans vos innombrables miroirs

Est le fruit gâté par les secrets de vos tiroirs

 

Je suis un fantôme au regard de brume

Le brouillard, désormais, de mes pensées l’essence

Je suis une chimère de l’encre de ma plume

Créature définie par une permanente absence

 

Je ne suis plus ce que je fus et je le dois à vous

À votre logique, votre ultime indifférence

À votre intelligence, votre sécheresse de sens

Mais je réclame ma bêtise, comme le ferait un fou

 

Très chers, si les chimères n’existent, ne puis-je en décider ?

Votre liberté de pensée, préviendrait-elle donc de rêver ?

par Alsem publié dans : Poèmes communauté : Poésie française
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Lundi 19 mai 2008

Tout cœur qui bat ne vit

Cristal tout ce qui brille

La vie ne se résume

Au sang qui dégouline

 

Tout cœur qui bat ne vit

Amour tout ce qui sourit

La liesse souvent s’abime

Quand la façade s’anime

 

Tout cœur qui bat ne vit

Vrai tout ce qui reluit

Les diamants dans la fange

Et les démons, des anges

 

Tout cœur qui bat ne vit

Les yeux rieurs, on dit

Peuvent cacher des larmes

Maux charnels de l’âme

 

Tout cœur qui bat ne vit

Et dans le sien, quel vide

Il sait le monde avide

Dans le supplice, sourit

 

Tout cœur qui bat ne vit

La mécanique s’acharne

Ce souffle qui s’impose

Mais lui n’est plus ici…

par Alsem publié dans : Poèmes communauté : Poésie française
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Lundi 12 mai 2008

Alors vis-je la structure, qui s’érige fièrement, inlassable,

Dans son immensité barbare et granitique.

Elle parait hors du temps, élusive, immuable,

Même face à ces assauts sanglants et frénétiques.

 

Tel un aigle royal sur son perchoir de roc,

Elle tutoie les sommets avec une humilité digne,

Flegmatique navire dans cette ambiance baroque,

Porteur pourtant fragile d’un espoir qui rechigne.

 

Et, petites chiquenaudes agitées sur ses murs, les hommes,

Insectes mus par une tempête haineuse, trouble, passionnée,

Vocifèrent tels des tigres de cirque brimés et rationnés.

Ils espèrent sur autrui ce qu’ils craignent pour eux-mêmes ;

 

Ils espèrent et ils pleurent, le cœur au bord des lèvres,

Et pour peu, on aurait l’envie de les consoler.

Citadelle assiégée, qui de ceux en ton sein ou à lui étrangers

Sont les plus à blâmer ou, au contraire, à plaindre ?

par Alsem publié dans : Poèmes communauté : Poésie française
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Lundi 25 février 2008

Certains matins maussades, mon être s’éveille au monde

Avec l’étrange impression d’une tristesse nonchalante

Elle est telle une brisure fragile mais pénétrante

Une esquille de cristal qui de douleur m’inonde

 

Certains matins maussades, mon cœur verse des larmes

Et les immeubles gris qui pointent à l’horizon

Reflètent la rage sourde qui m’étreint sans raison

Tumulte féroce qui de ses rets m’accable

 

Je baigne dans le spleen de l’artiste désœuvré

La griffure sur mon âme m’élance douloureusement

Et la torpeur des siècles me couvre tout doucement

À petit feu je meure de mes actes manqués

 

Certains matins maussades, je pense baisser les armes

Et c’est sans rémission que mon esprit s’alarme

Combattu, éprouvé, pourtant il persévère

Et seule reste Ta Lumière qui heureusement m’éclaire…

par Alsem publié dans : Poèmes communauté : Poésie française
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