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Mots de paix, mots de rage, mots de colères, mots d’amour, mots de haine, mots de vérité et de mensonge.

J’écris pour l’éclat improbable de déraison logique, de pensée contradictoire, de métaphore absolue, de signifié signifiant, de beauté inutile !

J’écris pour le triomphe de la vie, qui n’a de sens que dans l’omniprésence de la mort…

J’écris pour l’absurde intelligible.

Et comme il y a deux siècles les disciples du Parnasse, j’écris… pour la beauté du geste !

Alsem WISEMAN



PS : Je fais une pause dans la mise à jour d'Allégeance jusqu'à fin juin. À ce moment-là, je compte faire la correction de ce que j'ai écrit de l'aventure jusqu'ici et proposer le tout à la lecture en fichier pdf qui sera agencé de quelques croquis de personnages faits par moi ^_^
 

Samedi 10 juin 2006

#Suite des aventures de notre charmante profiler métamorphe Auriane Shewolf ou tout simplement Louve...

Si vous venez de débarquer le début est ici


Pendant qu’il parlait de ce ton rassurant, Auriane se retrouva à marcher à ses côtés dans un jardin des plus magnifiques. Il y existait tous les tons de couleurs, du vert omniprésent et varié, au rouge vif passant par l’orange, le bleu et le violet. De grands arbres s’érigeaient ici et là, laissant de la place à des plantes plus petites qui pullulaient jusqu’à l’horizon incertain. Elle se perdit sans s’en rendre compte dans la contemplation de l’endroit, oubliant d’écouter ce que le soi-disant Eden avait à lui dire.  

-        Aussi vois-tu, disait-il.  

-        Pardon ? répliqua-t-elle d’une voix absente.  

Elle semblait sous l’effet d’un puissant euphorisant.  

-        Excusez-moi mais je n’ai pas suivi la fin, fit-elle avec un sourire presque godiche.  

-        C’est moi qui vous demande pardon, j’aurais dû me douter que ce paysage aurait des effets néfastes sur votre capacité au jugement. En cette heure périlleuse, vous avez plus besoin de vos facultés que de bien être.  

En un battement de cil, ils se retrouvèrent en plein centre de Xertès. Aussi soudainement, Auriane retrouva toute sa lucidité et la première chose qu’elle constata est qu’ils n’étaient pas à Xertès mais un simulacre de la ville. L’air y était bien trop pur et les gens qui grouillaient n’étaient que des ombres.  

-        Je disais donc. Nous sommes tous deux en grand danger. J’ai fait une erreur monumentale, il y a quelques siècles. Et celle-ci a mené au fait que le récipient de mon âme, ce que vous appeler l’Orbe d’Eden, s’est retrouvé parmi les hommes. Cela a brisé l’équilibre car désormais Shéol, mon ennemi pouvait s’emparer de moi sans que je ne puisse rien faire et ainsi étendre ses ténèbres sur le monde dans son entièreté. Mais pour cela il a besoin d’un catalyseur. Un humain qui lui permette par sa seule présence de manipuler l’Orbe. Ton frère était un de tel. Le jour où l’Orbe est tombé entre ses mains, Shéol l’a enlevé pensant que je m’étais refugié dans son corps. Et il s’est trompé.  

Auriane fixa l’être avec surprise, abasourdie par cette révélation. Comment osait-il lui avouer avec tant de désinvolture qu’il était la cause de la disparition de son frère. Et puis tout ce qu’il disait était si surréaliste qu’elle ne savait pas quoi en faire. Le jeune homme lui disait ni plus ni moins qu’il était le dieu à l’origine de toute existence. Et que son frère à elle, Auriane, était un medium qui permettrait au dieu de l’inexistence de s’emparer du monde. Le prenait-elle pour une imbécile ? Elle ouvrit la bouche, mais ne sut prononcer un mot. 

Le jeune homme lui sourit avec désinvolture et continua son exposé chimérique.     

-        Tu avais été témoin de cet enlèvement. Et par la suite tu as appris que c’était l’Orbe qui avait été la cause et que seul en le retrouvant pouvais-tu espérer revoir Ashram Hewolf, ton frère. Tu avais raison. Cependant la mise en garde dont les Moines du Nouveau Monde t’ont fait part est tout à fait valable. Tu es le second Catalyseur, ton contact avec l’Orbe met le monde en danger puisqu’il me laisse à la merci de Shéol. Cette fois j’ai pu à nouveau le tromper. En ce moment même je suis en toi autant que tu es en moi. Dès aujourd’hui, tu es le paradis de ton monde et de toi dépend notre sort à tous. Il te faut retrouver l’Orbe et m’aider à rejoindre ma dimension.  

Auriane, après un petit effort, décida finalement de jouer le jeu du jeune homme.  Ainsi lui demanda-t-elle :  

-        Et pourquoi donc Shéol ne m’a pas tout simplement emportée aussi. Il se doutait bien qui tu te cacherais soit dans l’Orbe soit dans le Catalyseur.  

-        Tout à fait exact. Mais selon les règles qui sont les nôtres, il ne peut le faire. Il ne peut emporter dans sa dimension et l’Orbe et le Catalyseur, du moins sans que ce ne soit de libre choix de ce dernier. Et j’ai pu le repousser avant qu’il ne puisse me subjuguer. Car sans son Orbe il n’est pas assez puissant dans le monde des humains. Mais prudent comme je le connais, il n’ose risquer le réceptacle de son âme quitte à se perdre lui-même et à s’offrir à mon emprise. Car dès que les deux artefacts se retrouveraient dans votre monde, le combat serait incertain. Et en grand pleutre qu’il est, il n’ose un combat à la loyale… Je suis désolé, mais j’ai dû te blesser quelque peu afin d’occuper ton corps, mais n’aie crainte, la blessure cicatrisera vite !  

-        Quoi ?  

Elle n’eut pas le temps de poursuivre la conversation. Le paradis échappait à son regard et à tous ses sens. Le bruit d’une ambulance, bientôt, s’imposa à son esprit et une voix qui ne cessait de lui crier, ce de manière si désagréable, de ne pas abandonner. Qu’est-ce que Zahar faisait donc là, à crier comme un forcené ? Et pourquoi le bruit de l’ambulance était si proche ?  

Elle eut enfin la perception de son propre corps à nouveau, il n’était pas en si bon état. Une douleur absolument insupportable lui torturait la poitrine et il semblait qu’un liquide chaud s’en échappait. Elle eut peur. Allait-elle mourir si bêtement. Ceci explique peut-être cette rencontre étrange avec Eden, songea-t-elle. Hallucinations d’un futur moribond. Mais la voix de cet abruti à côté d’elle lui rappelait qu’elle était encore du monde des vivants.  

-        Tu l’as eu ma Louve, tu l’as bien eu cette enfoiré de Glouton, disait Zahar, en refrain, avec une note d’affection qui transparaissait dans chaque mot. T’inquiètes pas, on te ramène à la maison. Ca va aller !   

C’était un abruti, mais Auriane était contente de l’avoir pour ami, le seul ami dans la gigantesque Xertès. En sa compagnie elle pouvait se permettre de s’assoupir à nouveau. Et la torpeur vint l’emporter tandis qu’elle songeait à cette improbable entrevue avec un dieu.

par Alsem publié dans : Shewolf
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Samedi 10 juin 2006
#Suite des aventures de notre charmante profiler métamorphe Auriane Shewolf ou tout simplement Louve...

Si vous venez de débarquer le début est ici

Fait incroyable, l’air était frais pourtant il faisait jour ! Était-ce ses sens qui la trompaient ? Etait-elle seulement vivante ? L’explosion avait été trop puissante. Elle l’avait ressentie dans chaque parcelle de son corps, ainsi qu’une vague de démolition. La Louve cligna des yeux, une lumière blanche et diffuse éclairait l’endroit où elle se trouvait, trop forte pour qu’elle distingua quoique ce fut, mais pas assez pour lui faire mal aux yeux. Elle cilla à nouveau comme si ce geste l’aiderait à mieux voir.   

-        N’aie pas peur jeune louve. Tu es en sécurité ici. Ne combat pas la lumière accepte-la.  

-        Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Qui êtes-vous ?  

-        Doucement guerrière, fit la voix chaleureuse. Tu es en moi. Ce que vous appeler le paradis. Je suis Eden. Tu as bien déjà entendu ce nom, n’est-ce pas ?  

-        Eden ?  

Elle devait être inconsciente et en train de rêver, parce que pour rencontrer des gens capables de pareilles aberrations !  

-        Auriane Shewolf ! Je me sens insulté, fit la voix qui semblait amusée. Je ne suis ni une aberration, ni un affabulateur et encore moins un personnage de ton rêve. Ma réalité est même, par certains côtés, plus véritable que la tienne… Soit, je ne vais quand même pas t’ennuyer avec des discours de philosophie et de cosmogonie !  

-        Comment suis-je arrivée ici, s’enquit-elle abruptement.  

-        Ah ! voilà une question sensée…mais j’ai bien peur que tu ne puisses ni comprendre ni croire les quelques bribes que tu comprendras. Sache simplement que tu nous as mis en danger tous les deux !  

Elle essaya d’absorber l’information, et elle remarqua que malgré elle, elle ne pouvait conserver de l’agressivité face à la voix qui lui parlait. Au fur et à mesure que sa confiance grandissait, sa vue s’éclaircissait et peu à peu elle pu distinguer dans la lumière omniprésente un jeune homme souriant.  

« Jeune homme », juste une façon de parler dans la limite de sa perception. Puisqu’elle sentait bien qu’il n’était ni jeune ni homme mais quelque chose de beaucoup plus immense que cela. Il était enveloppé dans une aura nuageuse qui lui faisait office de vêtement et son visage avait la consistance du cristal. Ses traits enjoués insistaient sur son côté adolescent, ainsi un moment Auriane crut reconnaître en lui certaines caractéristiques de son frère disparu.  

-        Essayez toujours ! Je trouve assez déplacé de votre part de présumer ainsi de mon intelligence. Dites-moi ce que vous savez et l’on verra si j’arrive à comprendre ou pas !  

-        Très juste, concéda le jeune homme. Cependant il est un trait de mon omniscience qui me permet de savoir les choses avant qu’elles ne soient… Bref, je vais essayer d’expliquer. 

   La suite

par Alsem publié dans : Shewolf
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Samedi 29 avril 2006

Une pluie battante tombait comme si possédant une volonté de punir. La ville glauque semblait crouler sous ses coups. Pas de lumière dans le ciel, et les lampadaires métropolitains livraient une lutte improbable contre l’obscurité vorace et envahissante.

Cachée sous une coupole, les os transis, les yeux lourds de sommeil, la Louve concentrait son attention sur une porte bien précise. Les volutes d’air chaud émanant du plancher irradié ne lui rendaient pas la tache facile. Pourtant elle ne bougeait pas, pas un seul muscle. Et elle y était ainsi depuis presque cinq heures.

Soudain, dans le tumulte de la pluie, alors qu’elle n’espérait plus, il sortit enfin. Toujours aux aguets, c’est au trot qu’il dévala la rue, serrant contre lui le puissant artefact !

La Louve s’étira enfin,  préparant son corps comme si émergeant d’un long sommeil, elle entreprit la chasse.

Les foulées calculées et silencieuses étaient amorties par des bottes qui épousaient parfaitement n’importe quelle structure sur laquelle elle s’appuyait. Sa chevelure sombre et abondante reposait sous un bonnet élastique, continué en cagoule devant sa face. C’était un prolongement de sa combinaison de survie, qui pour joindre l’utile à l’agréable insinuait parfaitement sa magnifique silhouette.

À travers la vitre glacée de ses lunettes panoramiques, elle voyait l’individu progresser alors même qu’elle s’approchait inéluctablement de lui !

Cela faisait dix années qu’elle attendait ce moment. Dix années qu’elle avait passé à travailler pour l’Union, à se forger une réputation, se construire une identité. Tout cela pour pouvoir gagner toujours plus de confiance, acquérir toujours plus de responsabilité, accéder à des informations de plus en plus secrètes et par conséquent des missions plus dangereuses.

Cependant le danger ne l’effrayait pas, elle l’acceptait volontiers, si celui-ci lui permettrait un jour de mettre la main sur l’Orbe d’Azal.

Ce jour là était arrivé, l’Orbe n’était plus qu’à quelques mètres. Elle n’avait aucune intension de le perdre de vue à nouveau !

Son approche d’expert l’avait préservée d’être détectée par le petit individu au visage torturé. Sans doute un petit caïd du coin qui pensait faire fortune, jusqu’à ce qu’il se rende compte que posséder cet artefact était synonyme d’une auto-condamnation à mort. Mais il était néanmoins assez cupide et borné pour néanmoins risquer le coup, tenter sa chance dans ce monde de prédateurs.

Il se pensait sans doute à l’abri pour un moment (puisqu’il abandonna le trot pour une marche moins éprouvante) lorsque la Louve atterrit sur lui. Elle l’aplatit sans ménagement au sol, sentit l’os de son épaule craquer tandis qu’elle lui arrachait l’Orbe. Elle avait prévu de le tuer. Cela n’aurait pas été par cruauté gratuite, mais pour suivre un code d’éthique simple qui avait servi à assurer sa survie dans la gigantesque métropole. L’univers d’Azal et de Shéol n’était pas un monde de tout repos, et de toutes ses villes, Xertès était de loin la plus dangereuse.  

Pourtant prise d’une compassion inhabituelle, sans doute l’effet d’avoir finalement atteint au but, elle se leva avec grâce et abandonna le petit homme gisant au sol, victime d’une douleur intense nichée dans son épaule droite.    

Erreur !

Elle était à près de dix mètres quand une langue corrosive la frappa de plein fouet en plein échine, arrachant presque toute la couche protectrice de sa combinaison. Le coup faillit l’assomma, elle vacilla mais parvint à garder l’équilibre !

La pluie tombait toujours de manière abondante. La chaleur du soleil accumulée tout au long du jour disparaissait peu à eu de l’atmosphère. Ce froid qui s’amassait lui donna la vigueur nécessaire pour faire face à l’attaque. Le petit bonhomme craintif et apparemment inoffensif était en réalité un mutant de la pire espèce. De ceux que l’on nomme les Gloutons.

Lorsque suffisamment énervé, un spécimen Glouton entrait dans une phase relativement longue de pure rage. Son corps alors se démantelait pour prendre une apparence à chaque fois différente mais dont la finalité était toujours la même : la destruction par absorption de tout ce qui l’entourait.

Cependant un Glouton encore plus dangereux était celui victime d’un désir qui était encore plus fort que sa folie vorace, il devenait alors un monstre aux pouvoirs colossaux doublés d’une intelligence obstinée et malveillante.

Celui qu’elle avait en face d’elle présentait tous les signes de cette dernière catégorie !

Il le regardait avec ses yeux rouges et brumeux. À la semblance d’un gigantesque singe, son corps était un alliage parfait  d’air, de feu, et de souffre et de quelques substances organiques dont la langue de plus de onze mètres et qu’il maniait comme un fouet.

La louve pourtant n’était pas impressionnée. Ou peut-être qu’elle l’était. Peut-être qu’au fond d’elle, son cœur s’emballait à une vitesse folle et sa raison menacer de flancher. Si cela était le cas, il faut croire qu’elle puisait à cette peur les fragments de sa force et de sa détermination.

Elle arracha sa cagoule, ouvrit grande sa bouche et rugit, et dans cette démonstration de force l’on vit des crocs lui pousser instantanément. Ses mains subissaient une transformation similaire et recevaient des griffes là où plus tôt se trouvaient des ongles.

Mince, c’est ma veine ça, pour une foi que je suis gentille. J’aurai du l’achever !

Elle se préparait à attaquer lorsqu’il y eut une explosion incroyable. Le sol se souleva comme sous le coup d’une éruption volcanique. La Glouton fut emporté et éparpillé en mille morceaux.

Non, ça ne va pas recommencer !

Etait-ce finalement vrai que son contact avec la pierre fut la cause de l’invasion de l’Enfer sur Terre ? Shéol le maître des ténèbres venait clamer l’âme d’Azal son Ennemi !

Non, arrêtez, je veux juste retrouver mon frère. Seul l’Orbe peut me le permettre. Je le mérite, arrêtez !

Sur ces pensées la Louve sombra dans l’inconscience !

(Suite) #2 - Eden

par Alsem publié dans : Shewolf
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Samedi 29 avril 2006

Bonjour à tous, la nuit d'aujourd’hui a été très inspirée! En effet c'est en discutant avec une amie qui m'est très chère que j'ai eu l'idée du personnage nommé Shewolf et dont les aventures feront l'objet de ces chroniques! Une guerrière, une profiler, et surtout une autre "chose". Elle tout simplement unique même dans Xertès l'innombrable!
Cet article fera l'annexe dans laquelle vous trouverez tous ce qui tourne autour de l'univers de notre charmante demoiselle.

Pour commencer, présentation des lieux.
Xertès est une gigantesque métropole où de jour règne un soleil accablant et de nuit une pluie tumultueuse et 
incessante
. Ce qui rythme singulièrement la vie de ses habitants et les influence de multiples façons !

 

par Alsem publié dans : Shewolf
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